FCO : Un Guide pratique contre la fièvre...de la vaccination

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Vous avez subi le guide pratique du ministère sur la vaccination FCO ?

Vous aimerez le Guide pratique contre la fièvre de la vaccination de la Coordination Nationale des Collectifs FCO

Après 2 années de vaccination obligatoire inutile, et dans l'incapacité de financer une nouvelle campagne, le Ministère de l'Agriculture a décidé de rendre la vaccination facultative en 2011.

Néanmoins, afin d'assurer le maintien d'une rente confortable aux laboratoires et paraît-il, de maîtriser la maladie, le Ministère a souhaité lancer une campagne de promotion de la vaccination auprès des éleveurs, aidé en cela par les syndicats de vétérinaires et la FNGDS.

Cette campagne s'appuie sur un « Guide Pratique » rendu public à l'automne 2010 (1). Outil de propagande plus qu'outil d'information, celui-ci ne pouvait rester sans réponse.

Afin de rétablir un certain nombre de réalités scientifiques, la Coordination nationale des Collectifs FCO a donc décidé de « corriger » le texte du Ministère.

Une nouvelle fois, la Coordination et les organisations partenaires dénoncent la gestion aberrante de cette épizootie par l'administration et demandent aux pouvoirs publics de s'engager sur cinq points essentiels :

  • Le déclassement de la FCO de la liste des maladies réputées contagieuses (MRC) en France ;
  • L'abandon des poursuites engagées contre les éleveurs qui ont refusé la vaccination lors des campagnes passées (2) ;
  • La mise en place de programmes de recherche sur les mécanismes de l'immunité naturelle et les protocoles « alternatifs » préventifs et curatifs ;
  • L'arrêt de la désinsectisation qui empoisonne l'environnement et les abeilles ;
  • L'indemnisation par l'Etat des dégâts sur les troupeaux occasionnés par la vaccination obligatoire.

(2) A ce jour, tous les éleveurs convoqués devant la justice ont gagné leurs procès.

Contacts :

  • Collectifs
    • Pour le Sud, Antoine de RUFFRAY : 06 62 15 02 56
    • Pour le Centre, Georges O'SULLIVAN : 05 55 76 30 52
    • Pour l'Ouest, Thierry MACHARD : 06 32 40 87 44 et Patrick HAMELIN : 06 20 72 01 22
    • Pour l'Est, Rémi PICOT : 03 88 72 54 21
  • Confédération Paysanne, Michel DAVID : 06 30 87 21 13
  • FNAB, Dominique MARION : 06 76 87 14 00
  • SABD, Stéphane COZON : 04 75 25 08 68
  • CNT-FTTE, Stéphane MONTIGNY :06 22 30 89 32
  • Nature et Progrès, Pascal THIBAULOT : 03 29 57 81 86

 

 

La FCO en France

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La FCO en France


Plusieurs sérotypes de la FCO sont présents dans le sud de l’Europe depuis de nombreuses années (Italie, Espagne, Corse, etc.). Depuis l’été 2006, le sérotype 8 est apparu dans le nord de l’Europe, se propageant rapidement vers l’Allemagne et la France. Dans le même temps, le sérotype 1 est remonté depuis l’Espagne. En Corse les sérotypes 2, 4, 9, 16 sont présents depuis plusieurs années. Le sérotype 6 est récemment apparu aux Pays Bas.

On compte en tout pour l’instant 24 sérotypes confirmés dans le monde.

Pour en savoir plus :

  • Site des organisations de recherche ou spécialisées :
  • Sites institutionnels (Union européenne, France et Internationale) :
  • Le site InfoFCO (site officiel mis en place par le Ministère de l'agriculture, contient notamment l'information sur la réglementation des mouvements d'animaux, les cartes de France des zones réglementés selon les séréotypes, etc...)
 

Quand la justice donne raison aux éleveurs 

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Depuis plusieurs mois, les procès d’éleveurs ayant refusé de vacciner leurs animaux contre la FCO se multiplient dans l’hexagone. Devant des salles combles acquises à leur cause, les éleveurs expliquent et défendent leur choix, face à des juges souvent sensibles à leurs arguments.

Plusieurs jugements ont été rendus depuis le printemps 2010. Et force est de constater que les « refuseurs » gagnent tous leurs procès, que ce soit sur des questions de forme... ou de fond. C’est par exemple le cas pour les 21 éleveurs jugés à Dôle cet été. A Chateauroux, le Juge a prononcé l’illégalité de l’arrêté rendant la vaccination obligatoire, au motif que la FCO n’est pas une maladie contagieuse. Dans un autre procès, le procureur a abandonné les poursuites en direct lors de l’audience.

A Limoges, ce sont les éleveurs qui avaient attaqué, devant le Tribunal Administratif, le refus par la DSV des dérogations demandées en 2010. Le Tribunal leur a donné raison, jugeant les conditions de dérogations (auxquelles les éleveurs avaient refusé de se soumettre), notamment les analyses virologiques à fournir, totalement disproportionnées.

Mais la bataille juridique continue : dans le Cantal, le parquet a fait appel de la relaxe d’une soixantaine d’éleveurs. C’est donc devant la Cour d’Appel cette fois, ce printemps, que les éleveurs iront défendre la liberté vaccinale.

   

L'impact de la maladie

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Aucune évaluation de l'impact de la maladie n'a été réalisée avant la prise de décision de la vaccination obligatoire. Il ne s'agit pas ici de contester le fait que la FCO est une maladie, et que cette maladie a un impact sur les élevages. La critique porte sur l'évaluation de cet impact et la justification de la campagne de vaccination obligatoire.

D'après les éléments fournis lors du colloque RFSA du 21 janvier 2009, le taux de guérison observé lors de l'épizootie en France a été de 98% chez les bovins, sachant qu'une partie des animaux touchés ne présentent pas de signes cliniques.

Pour la France, plusieurs études sont disponibles, dont notamment celle coordonnée par l'Institut de l'élevage, le bilan réalisé par l'Observatoire de suivi de la FCO en Moselle, et plus récemment, une étude commune à l'AFSSA et l'Institut de l'Elevage.

Si ces études confirment un impact sur les cheptels et mettent en évidence des surmortalités, les écarts constatés (par exemple une surmortalité ce 22 % chez les vaches de plus de 2 ans), une fois exprimés en valeur absolue, ne révèlent pas une situation critique (1). Par ailleurs, l'étude de l'Institut de l'Elevage n'a pas pu mettre en évidence d'impact sur la production de lait en bovins. Elle avance également que certains résultats obtenus « pourraient indiquer que la FCO a provoqué des surmortalités d'animaux dans des cheptels qui étaient déjà fragilisés ou moins « performants » que les autres élevages. »

La méthode développée par l'Institut de l'Elevage s'agissant des bovins tend à surévaluer l'impact. En effet, l'Institut a comparé, à partir de la base de données nationale d'identification, les élevages foyers avec les élevages non foyers et en a tiré des pourcentages de surmortalité ou de sousfertilité. L'hypothèse de départ est qu'il est probable que les élevages « faux non foyers » ont été minoritaires (élevages infectés mais non déclarés foyers).
Hypothèse en réalité fausse : les études de prévalence menées dans le Nord-Est montrent que de nombreux élevages infectés n'ont pas été détectés. D'après les travaux de l'AFSSA, dans les Ardennes, 99 % des cheptels ont été contaminés, mais seulement la moitié ont été déclarés foyers FCO : ainsi, dans près de 50 % des cas, la maladie n'a pas provoqué suffisamment de symptômes pour être détectée. Le fait que beaucoup de foyers avec peu de symptômes aient été « oubliés » conduit donc à tirer vers le haut l'impact moyen dans les élevages foyers, et à surestimer le différentiel foyer/non foyer et donc la surmortalité attribuée à la FCO. En clair, l'étude a comparé les élevages fortement impactés par la FCO avec ceux faiblement impactés par la FCO, et en a conclu que les premiers étaient... plus fortement impactés...cqfd.

S'agissant de l'effet de la FCO sur la reproduction, les éléments fournis par FranceAgriMer lors du Conseil spécialisé « Ruminants et équidés » du 9 juin 2009 font apparaître que les naissances de veaux n'ont pas connu de fortes variations entre 2007 et 2008 à l'échelon national. Une forte baisse apparaît au premier trimestre 2009 mais ne concerne que les bovins allaitants (-15,3 %), les laitiers étant à + 3,4 % par rapport au premier trimestre 2008. Cette différence s'expliquerait par le fait que la FCO a d'abord un impact sur les taureaux, induisant des retards de fertilité (2 mois maximum) dans les élevages allaitants pour la plupart en monte naturelle (analyse confirmée par l'Institut de l'Elevage). Les élevages laitiers pratiquent quant à eux l'insémination artificielle, ce qui explique l'absence de baisse de natalité.

D'autre part, s'agissant des augmentations d'avortements qui ont pu être constatées, l'Observatoire de la FCO de Moselle formule la remarque suivante :
« Il y a visiblement eu une augmentation réelle des avortements à l'automne 2007, mais il est délicat d'interpréter ces chiffres pour plusieurs raisons :

  • Vu le contexte FCO [NDLR : prise en charge financière des pertes], les éleveurs ont été incités à déclarer les avortements alors que la sous-déclaration est plutôt fréquente. Le taux de déclaration est donc bien supérieur aux autres années.
  • Les cas d'avortements n'ont pas fait l'objet de recherches sérologiques systématiques, on ne peut donc pas établir avec certitude un lien direct avec la FCO. »

La mauvaise qualité des fourrages de l'année 2007 pourrait expliquer une partie des avortements, ainsi que le taux de retour en chaleur anormalement élevé constaté (la situation revenant à la normale en 2008).
Enfin, les études précitées coordonnées par l'Institut de l'Elevage font apparaître des surmortalités de veaux dans les régions touchées en 2007 par la FCO. Si les différences ne sont pas « statistiquement significatives » en élevage allaitant, la surmortalité atteindrait + 22 % chez les veaux de moins de 1 mois en élevage laitier, mais ce chiffre est critiquable pour les raisons évoquées ci-dessus.

Les résultats obtenus par l'Observatoire de la FCO de Moselle font quant à eux apparaître une surmortalité de + 10 % pour les veaux de moins de 1 mois en élevage laitier. Cette surmortalité est attribuée d'office à la FCO, sans analyses permettant de le confirmer.
Un récent rapport de l'Institut de l'Elevage conclut que l'impact de la FCO sur la reproduction dans les élevages allaitants est « modéré » et n'affecte que la campagne 2007-2008.

Plus récemment, l'étude commune à l'AFSSA et l'Institut de l'Elevage s'est attachée à mettre en évidence statistiquement l'impact de la FCO.

Les auteurs de l'étude considèrent que le modèle employé met en évidence un excès de mortalité au second trimestre 2007 dans le Nord-Est de la France. Pourtant, d'après leurs résultats, un excès de mortalité est également constaté dans d'autres départements non touchés par la FCO (Alpes et Centre).
En outre, les auteurs reconnaissent que « la méthode employée ne permet pas d'attribuer les mortalités à une cause en particulier. La mauvaise qualité des fourrages récoltés a notamment pu être à l'origine d'une partie des surmortalités observées pendant l'hiver. D'autre part, l'augmentation du nombre de mortalités peut être liée à un accroissement de la population à risque (la population vivante) en 2007. En effet, cette année-là, l'augmentation des quotas laitiers a conduit certains éleveurs à garder plus longtemps qu'à l'ordinaire les vaches âgées. De même, en élevage allaitant, le blocage durant l'été des animaux destinés à l'export a pu augmenter les effectifs des bovins de moins de 1 an. »

Ils concluent en considérant que l'étude coordonnée en 2008 par l'Institut de l'élevage et décrite supra permet de confirmer le rôle de la FCO dans l'apparition des surmortalités observée en 2007 [1]... ce qui, comme expliqué plus haut, est contestable.

Pour ce qui est des ovins, l'étude de l'Institut de l'Elevage ne porte que sur quelques dizaines d'élevages choisis pour leur diversité d'impacts. Elle n'a donc aucune valeur statistique et ne permet pas de mesurer un impact moyen.. ce qui n'a pas empêché certaines DSV de prétendre le contraire...

En définitif, il apparaît clairement que la FCO n'est pas une pathologie grave à l'échelle du cheptel français et ne pouvait justifier deux campagnes successives de vaccination obligatoire, notamment si l'on considère le rôle prépondérant joué par l'immunisation naturelle des animaux.

 


Note :
(1) Ainsi, sur 5 élevages perdant en moyenne 1 vache par an, une surmortalité de 22 % conduit à ce qu’un seul de ces élevages perdent 2 vaches à cause de la FCO.
 

Deux ans de retard …. ou comment dilapider les deniers publics sans tenir compte des réalités

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Communiqué de Presse :


La Coordination Nationale des Collectifs FCO et les organisations partenaires se félicitent, après deux ans de conflit, de la décision présentée le 21 juillet par le Ministère de l’Agriculture de ne pas reconduire l'obligation vaccinale pour l'année 2011.

Ce subventionnement massif et déguisé des laboratoires est un gaspillage d'argent public. Permettre l'emploi de méthodes « naturellement » économes aurait évité ce gaspillage.

Contrairement à ce qui a pu être écrit ce n'est pas la seule vaccination qui a fait diminuer le nombre de foyers, mais également l’immunisation naturelle des animaux après infection. 

L’éradication a toujours été et reste illusoire :

  • Les moucherons (cullicoïdes, présents dans toute la nature !), sont le seul vecteur naturel important de la FCO, qui n'est pas une infection permanente des ruminants : de ce fait, la survie du virus dans l'environnement dépend de l'insecte (Organisation Mondiale de la Santé Animale, janvier 2010).

  • Les ruminants sauvages et les chevaux, non soumis à la vaccination, sont des réservoirs naturels du virus.

A l’automne 2009, contre l’avis majoritaire du Comité national de suivi FCO, le Ministre décide de reconduire l’obligation vaccinale, en promettant la gratuité pour faire passer la pilule auprès d’éleveurs conscients de l’inutilité de cette mesure et de plus en plus récalcitrants. En effet, en 2009 et 2010, malgré les procès, les brimades, les menaces, et la gratuité, les éleveurs refusant de vacciner ont représenté environ 12 % des élevages de bovins, et bien plus en ovins. Face à cette détermination qui ne fait que s’amplifier, et dans l’incapacité de financer une nouvelle campagne, le gouvernement capitule.

La Coordination et les organisations restent vigilantes et demandent à nouveau aux pouvoirs publics de s'engager sur quatre points essentiels :

  • Déclassement de la FCO de la liste des maladies réputées contagieuses (MRC) en France ;
  • Abandon des poursuites engagées contre les éleveurs pour les campagnes passées, le comité reconnaissant implicitement que la FCO est avant tout un problème d’export ;
  • Reconnaissance et mise en place de réels programmes de recherche sur l'immunité naturelle et les protocoles « alternatifs » préventifs et curatifs ;
  • Arrêt de  la désinsectisation qui empoisonne l’environnement et les abeilles et indemnisation par l’Etat des dégâts sur les troupeaux occasionnés par la vaccination obligatoire.


Communiqué de presse du 26 juillet de la Coordination des Collectifs FCO contre l'obligation de vaccinerAvec le soutien de : Syndicat d'agriculture Biodynamique; Confédération Paysanne; Fédération Nationale d'Agriculture Biologique; Nature et Progrès


Contacts :
Collectifs
Pour le Sud : Antoine de Ruffray : 06 62 15 02 56
Pour le Centre : Georges O'Sullivan : 05 55 76 30 52
Pour l'Ouest : Thierry Machard : 06 32 40 87 44
Patrick Hamelin : 06 20 72 01 22
Pour l'Est : Rémi Picot : 03 88 72 54 21

Confédération Paysanne : Michel David : 06 30 87 21 13
FNAB : Dominique Marion : 06 76 87 14 00
SABD : Stéphane Cozon : 04 75 25 08 68
Nature et Progrès : Pascal Thibaulot : 03 29 57 81 86

   

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