Compte Rendu de la rencontre au Ministère
Compte rendu de la rencontre entre la délégation de trois représentants de la coordination nationale des collectifs pour la liberté vaccinale dans le cadre de la FCO (Thierry Machard du Finistère, exploitant ovins, Jean Luc Seignez de Haute Vienne, exploitant vache allaitantes et Guy Mottet du Jura, en bovins lait AOC) et M. Matthieu GREGORY, porte parole du ministre de l'agriculture et conseiller de cabinet pour les questions sanitaires.
Le 17.04.2009
Au ministère rue de Varennes
D'emblée, le représentant du ministre reconnaît la qualité et le bien fondé des arguments et des thèses développés dans la plateforme. A son sens, ce travail pourra être un apport utile dans la gestion à venir de la FCO. Pour autant la gestion de cette maladie par le ministère en 2008-2009 s'est faite avec l'appui de l'AFSA experte dans l'évaluation des risques et en concertation avec les organisations professionnelles. Elle a abouti à l'obligation faite aux éleveurs de bovins et ovins de vacciner et désinsectiser leurs troupeaux. L'objectif est la couverture immunitaire la plus large possible avant l'arrivée du virus. Cette campagne permet aussi de répondre aux exigences de la commission européenne qui visent à la lutte active contre la FCO et son éradication. La contrainte doit permettre d'atteindre 80% du cheptel vacciné et ainsi prétendre aux aides européennes. L'enjeu économique est donc considérable pour l'Etat français.
Le ministre ne reviendra pas sur l'obligation de vacciner et désinsectiser pour 2008-2009. Les sanctions applicables seront celles prévues par le code rural (article L 221).
Les trois représentants de la coordination des collectifs ont quant à eux réaffirmé les propos de la plateforme et maintenu leurs positions, à savoir principalement:
· Refuser les obligations de vacciner et désinsectiser.
· Revendiquer l'exercice de leur responsabilité individuelle d'éleveur dans un cadre collectif et
dans le sens de l'intérêt général.Ils ont pour finir réaffirmé la forte détermination des collectifs pour qui cette campagne de vaccination obligatoire injustifiée pourrait constituer un dangereux précédent, remettant en cause à terme leurs pratiques et la survie de leurs élevages.
Commentaires:
· La nécessité d'obtenir 80% du cheptel vacciné oblige le ministre à maintenir sa position envers et contre tout.
· Si pour le ministère, la FCO n'est pas une problématique sanitaire majeure, son classement dans la liste des maladies réputées contagieuse à l'OIE a des répercussions sur les échanges et donc une incidence économique importante.
· Le représentant du ministre a aussi reconnu que de fait, les barrières sanitaires deviennent aujourd'hui des barrières douanières.
· Pour la fin de la campagne, le ministère maintient ses positions sur l'obligation de vacciner avec l'épée de Damoclès des sanctions prévues par la réglementation.
· De son côté, la coordination qui n'a rien négocié ne cédera pas à la pression et pour les collectifs, il convient de s'organiser pour y faire face.
· La nécessité d'obtenir 80% du cheptel vacciné oblige le ministre à maintenir sa position envers et contre tout.
· Si pour le ministère, la FCO n'est pas une problématique sanitaire majeure, son classement dans la liste des maladies réputées contagieuse à l'OIE a des répercussions sur les échanges et donc une incidence économique importante.
· Le représentant du ministre a aussi reconnu que de fait, les barrières sanitaires deviennent aujourd'hui des barrières douanières.
· Pour la fin de la campagne, le ministère maintient ses positions sur l'obligation de vacciner avec l'épée de Damoclès des sanctions prévues par la réglementation.
· De son côté, la coordination qui n'a rien négocié ne cédera pas à la pression et pour les collectifs, il convient de s'organiser pour y faire face.
En définitif, il ressort de cette rencontre une situation ridicule, où le Ministère nous écoute, reconnaît notre professionnalisme, mais estime ne pouvoir faire autrement que de prendre des sanctions.
Entretien avec le ministre le 17 avril


