La Fièvre Catarrhale Ovine dans les médias

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OUEST FRANCE - samedi 25 avril 2009

Fièvre catarrhale : le front contre le vaccin s'étend

Ouest-France
Des membres du collectif FCO « contre l'obligation de vacciner » chez René Courtois (second à partir de la droite), éleveur de vaches limousines à Saint-Nolff dans le Morbihan. : Ouest-France
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De plus en plus d'éleveurs émettent des doutes sur l'efficacité de la campagne en cours et s'interrogent sur l'innocuité des médicaments injectés aux bovins et ovins.

« Ma vache, victime de la vaccination ». C'est Pierre Le Luherne, éleveur à Saint-Nolff, qui le dit. La vache était prête à vêler lorsqu'elle a reçu une dose de vaccin anti-FCO. Elle est morte le lendemain. L'autopsie retient « l'hypothèse d'un choc vaccinal ». L'éleveur estime le préjudice à « au moins 2 000 € ». Il en est pour sa poche.

70 collectifs en France (1). Ils réclament « la liberté vaccinale » pour les éleveurs. Le vaccin contre les sérotypes 1 et 8 de la fièvre catarrhale est obligatoire depuis novembre 2008. Cette maladie virale transmise par des moucherons ne touche pas l'homme. Elle est aussi sans conséquences pour le consommateur. En Bretagne, 400 éleveurs ont envoyé des demandes de dérogation à la préfecture de Région. Ils ont essuyé des refus. René Courtois, éleveur de vaches allaitantes à Saint-Nolff et membre de BVB (Bretagne viande bovine) continue à refuser les vaccins, sauf pour les jeunes bovins destinés à l'exportation sur l'Italie « car ce pays réclame les certificats de vaccination ».

« Des pays ont appris à vivre avec la maladie ». Tous les pays européens ne vaccinent pas. « La Grèce est aujourd'hui indemne de FCO alors qu'elle n'a jamais vacciné, note René Courtois. Elle a simplement appris à vivre avec la maladie ». L'éleveur s'interroge sur l'innocuité des médicaments. « Ils contiennent des substances comme l'hydroxyde d'aluminium dont les effets n'ont pas été suffisamment évalués. Ils ne disposent d'ailleurs que d'une autorisation temporaire d'utilisation. »

Un véto de Surzur dans le front du refus. Francis Boerlen, vétérinaire libéral à Surzur (Morbihan) et éleveur de vache allaitantes est contre l'obligation de vacciner : « On parle de catastrophe sanitaire, explique-t-il. Mais où est-elle ? En Bretagne, il n'y a pas eu de forme clinique majeure de la maladie. » Une vache examinée par ses soins huit jours avant le vêlage a été déclarée positive à la FCO même si elle ne présentait aucun symptôme. « Résultat, sa seule destination possible était l'abattoir ». Le vétérinaire s'insurge contre cette mesure radicale. En revanche, il a noté « des troubles comportementaux » de bovins après des vaccins « et des avortements » même s'il reconnaît « qu'il est scientifiquement impossible à l'heure actuelle de relier formellement ces événements au vaccin. »

Les anti-vaccins moins isolés. Ils se rassemblent un peu partout dans l'Hexagone pour faire front contre l'administration. « Des éleveurs ont fini par vacciner par peur des pénalités, explique Francis Roy, éleveur à Questembert et membre de la Confédération paysanne. L'État fait pression sur les éleveurs uniquement pour des questions financières. L'Europe s'est engagée à subventionner une partie de l'opération si 80 % du cheptel était vacciné. Aujourd'hui, on n'est même pas à 50 %. »

Jean-Paul LOUÉDOC.


OUEST FRANCE

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A quel vaccin se vouer ?

par Julie Le Bolzer, Siné Hebdo, 03 juin 2009

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