Communiqué de presse Nature & Progrès
Fièvre Catarrhale Ovine –
Nature & Progrès soutient les éleveurs et leur liberté vaccinale
Alès, le 25 mai 2009
La campagne de vaccination contre la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) continue.
Les éleveurs devaient vacciner avant le 30 avril 2009, l’échéance vient d’être
repoussée au 30 juin.
Plus de 70 collectifs FCO se sont constitués sur le territoire français depuis
l’automne 2008 pour faire front contre cette obligation de vaccination.
Une coordination des collectifs a été mise en place avec le soutien de la
Confédération Paysanne, de la FNAB et du MCBD. Une grande majorité des
éleveurs Nature & Progrès, dont certains sont membres ou responsables de
collectifs départementaux et de la coordination nationale, continue à refuser cette
vaccination.
Refus de dérogation, menaces des autorités
En France, 60% des cheptels ont été vaccinés. Sachant que les plus gros
troupeaux ont été vacciné en priorité, il s’avère en réalité que moins de 40% des
éleveurs ont accepté la vaccination. Toutes pratiques confondues, les éleveurs
opposés à la vaccination FCO sont donc nettement majoritaires. Ils sont plus de
3000 à la refuser.
Si le délai a été rallongé au 30 juin, c’est pour permettre à l’Etat d’atteindre 80%
des cheptels vaccinés et de bénéficier ainsi des subventions européennes.
Du côté des collectifs : les demandes de dérogations à l’arrêté du 4 novembre
2008 pour permettre la reconnaissance des méthodes de prophylaxies alternatives
à la vaccination ont échoué ou sont restées sans réponse des Services
Vétérinaires.
Suite à ces refus de dérogations, dans certains départements les éleveurs
« résistants » ont reçu un courrier de mise en demeure des Services Vétérinaires
les menaçant de poursuites pénales : la non vaccination donnerait lieu à des
amendes de 50€ à 750€ par bête et parfois même 5 ans de prison…
Leur inquiétude actuellement est la montée en estive. Si beaucoup pensaient
pouvoir monter leur troupeau en évitant l’obligation de vaccination au 30 avril, le
report du délai au 30 juin les met dans une position délicate… d’autant que
certains préfets, abusant de leur pouvoir, ont pris des arrêtés préfectoraux qui
interdisent aux éleveurs résistants de transhumer.
Nature &Progrès continue de soutenir les éleveurs qui refusent
l’obligation vaccinale
Des traitements alternatifs existent et ont fait leurs preuves.
Améliorer l’immunité des bêtes avec des moyens tels que le chlorure de
magnésium, les cures d’oligo-éléments, l’homéopathie… donne des résultats
probants. Si la FCO est devenue endémique en Europe, les caprins et les
ruminants sauvages, potentiels porteurs de la maladie, ne sont pas concernés par
la vaccination. Dans cette situation, l’éradication totale est impossible.
Les vaccins actuels n’ont qu’une autorisation temporaire de mise sur le marché,
car leur efficacité et leur impact ne sont pas suffisamment connus.
Les conséquences néfastes pour la santé (humaine et animale) de l’hydroxyde
d’alumine contenu dans ces vaccins sont dès à présent pointées du doigt. De
nombreux témoignages d’éleveurs ayant constaté des conséquences sanitaires
(mammites, avortements spontanés, réactions allergiques, mort..) sur leur
troupeau après vaccination sont rapportés.
Les éleveurs qui choisissent de privilégier l’immunisation naturelle ne présentent
aucun danger pour les élevages vaccinés, et plusieurs études démontrent par
ailleurs que l’immunité naturelle acquise est plus efficace et plus durable
que n’importe quel vaccin.
Rappelons tout de même que, selon les dires du Ministère de l’Agriculture et de la
Pêche, la fièvre catarrhale ovine « n’affecte pas l’homme et n’inspire donc aucune
inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur ». Elle fait pourtant
aujourd’hui l’objet d’une lutte acharnée.
Contacts presse :
Julia Wright 04 66 91 21 97
Pascal Thibaulot 03 29 57 81 56
Nature et Progrès (Association Agriculture Biologique)


